20/12/2007

Une Nouvelle critique dans Zone 02

Histoire du Tigre et autres histoiresHervé Tigre 362 NB ****

Sur scène - Théâtre
De Dario Fo, avec Hervé Guerrisi.
Le Public, rue Braemt 64-70, 1210 Bruxelles - 0800/944.44

www.theatrelepublic.be
de 06/11/2007 à 31/12/2007 A 20h30

Notre opinion

Dario Fo, le jongleur de mots italien auréolé en 1997 du Prix Nobel de Littérature a le don de constamment étonner ses admirateurs et énerver ses détracteurs (dont le Vatican ou la droite transalpine, par exemple). Son théâtre n’est jamais anodin, jamais exempt de signification politique. Il s’est fait connaître par ses mises en scène de spectacles dans des usines occupées, ses sketches incendiaires diffusés sur la RAI, ses relectures bouffonnantes, seul en scène, des Saintes Ecritures (Mistero Buffo), par son combat, en compagnie de sa femme France Rame, contre l’aliénation féminine ou encore, plus récemment, par son incarnation de Silvio Berlusconi dans une pièce qui a fait pas mal de ramdam.
Histoire du Tigre est assez particulier dans ce parcours a priori fort italo-centré, mais rassemble, à y regarder de plus près, toute la panoplie chère à Dario Fo: recours à l’histoire avec un grand “H“, implication dans le débat social et politique grâce au truchement du théâtre, récit aux envolées burlesques…
C’est de ce matériau de base que se sert Hervé Guerrisi pour nous embarquer dans une folle histoire qu’il prend totalement à son compte. On est en 1934, lors de la déroute de l’armée de Mao face à un Tchang Kaï-chek qui n’a de drôle que le nom, comme le dit Dario Fo. Histoire d’un soldat. Blessé sur les contreforts de l’Himalaya, le combattant gangrené est abandonné par ses camarades et, à force de péripéties, se réfugie dans une grotte habitée par une tigresse. Une relation étrange unira les 2 êtres en souffrance…
Seul en scène, à la manière du maître, il raconte, que dis-je, il vit, fort d’un débit coulant et d’une gestuelle nourrie, cette véritable parabole des temps modernes. L’animal aux mamelles pleines, son petit récalcitrant et quantité d’autres personnages défilent avec ce qu’il faut de caricature pour que les silhouettes soient croquées avec audace sans être lourdingues. C’est énorme, oui, mais c’est assumé avec tact et, du coup, c’est jouissif. On en redemanderait. Pas la peine! Car, cerise sur le gâteau, après cette Longue Marche en terre chinoise, le généreux comédien offre à son public un petit bonus: le choix entre 2 textes figurant dans le même ouvrage que celui qui contient Histoire du Tigre, mais d’un autre tonneau: Dédale et Icare ou Le Sacrifice d’Isaac. Jamais 2 sans 3? Allez, un petit dernier pour la route: place à La résurrection de Lazare. Lève-toi et marche voir ce florilège!

source: http://www.zone02.be/agenda/detail/fr/25_12_2007_121378/H...

17:16 Écrit par Herv dans Général | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

17/12/2007

Critique du journal Le Soir

Hervé Guerrisi a le Fo aux fesses 

Théâtre « Histoire du tigre »

CRITIQUE

 Seul en scène, Hervé Guerrisi déploie une énergie démesurée pour narrer Histoire du tigre et autres histoires, de Dario Fo. Avec une belle puissance burlesque, ce cascadeur du mime endosse une trentaine de personnages pour nous faire rugir, littéralement d’abord, de rire ensuite.

Un soldat chinois réfugié dans la grotte d’une tigresse et de son petit. Cette tanière aux confins de l’Himalaya, le combattant de Mao, blessé lors de la « Longue marche », s’y est abrité après avoir refusé que ses camarades ne mettent fin à ses souffrances d’une balle dans la tête.

Le récit tourne au loufoque, sinon à quoi bon… Forcé de téter les mamelles trop pleines de la tigresse, le soldat, désormais plus obèse qu’un bouddha, se laisse soigner par elle. S’instaure entre eux une improbable amitié tissée de moments saugrenus. Une relation qui conduira les tigres à collaborer avec les villageois de la région pour combattre les troupes de Tchang Kaï-Chek et des Japonais, ainsi que l’absolutisme des dirigeants maoïstes.

A quoi avons-nous affaire ici ? A deux tigres plus malins que félins ? A des hommes plus sauvages qu’humains ? Il y a de tout cela, mais surtout une leçon d’humour et de résistance : face à l’adversité, toujours garder l’espoir et la liberté de pensée.

Que l’on aime ou pas les fables moralisatrices de Fo, il faut reconnaître que Guerrisi leur donne un tour irrésistible. Sous la remarquable conduite du mime Danvoy, l’acteur a toute l’exubérance qui sied à l’auteur italien. Avec rage et talent, il tourbillonne entre les rôles à un rythme fou. Seuls les effets dos d’âne des transitions entre les histoires plombent légèrement cette prestation volubile et enlevée. Avec cette complicité propre à la commedia dell’arte, le comédien met d’emblée le public dans sa poche. D’autant que celui-ci doit sélectionner l’histoire qu’il désire entendre. On recommandera le récit de la résurrection de Lazare, digne des meilleures scènes de La vie de Brian, des Monty Python.

MAKEREEL,CATHERINE

13:56 Écrit par Herv dans Général | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

10/12/2007

Il était une fois... Le Public

La série au théâtre Le Public se passe à merveille, les spectateurs en sortent apparemment ravis... et moi aussi. Mais un ptit peu plus fatigué que les spectateurs je crois!

Affiche au théâtre Le Public

Beaucoup de personnes me demandent comment je tiens le coup. Et bien: Grâce à l'énergie que le public me donne chaque soir! Vous ne vous imaginez pas le coup de fouet que ça donne que de voir un public entier éclater de rire ou rugir!

Sinon, considérez ça comme du sport... il paraît même que rire, c'est bon pour la santé alors pourquoi s'en priver? Grouwwaaarggh

12:52 Écrit par Herv dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

La critique de Roger Simons

"Univers caustique et percutant, humour corrosif de Dario Fo ( 80 ans) pour cette « histoire du tigre », l’une de ses plus célèbres performances où il tire partie d’une fable polémique qu’on lui a racontée en Chine pour illustrer l’esprit de résistance et de ruse du peuple contre la violence et le dogmatisme obtus des bureaucraties politiques. On y trouve une merveilleuse parodie de la langue de bois communiste.

Partant de ce texte, Jean-Louis Danvoye et Hervé Guerrisi ont conçu tout le spectacle qui se joue en ce moment au Café-Théâtre La Samaritaine dirigé par Huguette Van Dyck.

Huguette Van Dyck : J’ai vu ce spectacle lors de sa création à La Soupape en octobre 2005 et je peux vous dire qu’Hervé est tout simplement époustouflant.

Hervé Guerrisi , que j’ai vu il y a quelques mois à Louvain-la-Neuve dans « Peine d’amour perdue » et à la Samaritaine : « Dans tes bras » , est extraordinaire , vivant , dynamique , drôle , sympathique., expressif , inénarrable dans son interprétation du « tigre » voire même des « tigres/ tigresses ». Qui plus est il a un fameux don pour la pantomime. Ses gestes, ses expressions corporelles et ses… rugissements de tigre sont fantastiques!

Un récit haut en couleurs et en rebondissements. Le héros de la pièce est tantôt conteur, tantôt dans le vif de l’action d’un conte populaire mis en scène par Jean-Louis Danvoye..

Un entracte permet à nos zygomatiques de se relaxer un court moment. Puis Hervé Guerrisi rentre en scène et propose aux spectateurs de choisir une histoire ayant pour thème soit « La résurrection de Lazare » « Isaac et Abraham » ou « Dédale »( trois histoires écrites par Dario Fo).Le nombre de voix déterminera l’histoire sélectionnée qui sera contée ave le même brio que celle du tigre.

Un conseil, libérez-vous l’un de ces soirs pour aller applaudir cet artiste aux talents multiples.

Vous apprendrez par la même occasion que le tigre est un symbole. En Chine. Symbole de quoi ou de qui ? Réponse au théâtre !
Bon amusement !"

12:51 Écrit par Herv dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |